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Allemagne: le moral des investisseurs dégringole en mars à cause de la guerre au Moyen-Orient
information fournie par Boursorama avec AFP 17/03/2026 à 14:17

( AFP / NICOLAS TUCAT )

( AFP / NICOLAS TUCAT )

Le moral des investisseurs allemands a connu en mars sa plus forte chute mensuelle depuis avril dernier, à cause de la guerre au Moyen-Orient "qui fait grimper massivement les prix de l'énergie et alimente les pressions inflationnistes" d'après l'institut économique ZEW.

Dans son baromètre mensuel publié mardi, très observé par le milieu des affaires, l'indicateur principal a chuté de 58,8 points en un mois, à -0,5 point.

Les analystes sondés par la plateforme Factset, plus optimistes, tablaient sur un recul à 33,9 points.

C'est la deuxième chute la plus importante observée depuis 2022 par l'institut, après celle enregistrée en avril 2025 à l'annonce de l'instauration d'importants droits de douane par Donald Trump.

La fermeture du détroit d'Ormuz, par où transite un cinquième du pétrole brut et du gaz naturel liquéfié mondiaux, met en danger la première économie européenne et son industrie déjà en crise.

"Pour l’économie allemande, le risque augmente ainsi que la reprise conjoncturelle amorcée soit freinée", note Achim Wambach, président du ZEW, alors que Berlin a grapillé un peu de croissance en 2025 après deux années de récession consécutives.

Pour cette année, le gouvernement du chancelier Friedrich Merz table encore sur une croissance de 1% de la première économie européenne, portée par des centaines de milliards d'euros d'investissements publics pour la défense et les infrastructures.

"L’ampleur des effets dépendra de la durée et de l’intensité du conflit. Les expertes et experts des marchés financiers restent toutefois sceptiques quant à une fin rapide du conflit", commente M. Wambach.

Selon l'indicateur, en mars, les branches très énergivores (chimie, automobile, construction de machines) ont été les premières touchées par ce pessimisme.

Environ 80% des 178 analystes interrogés s’attendent à des pressions inflationnistes en Allemagne et dans la zone euro, ajoute le communiqué.

Cette question sera au coeur des réunions des grandes banques centrales occidentales cette semaine.

Début mars, la présidente de la BCE Christine Lagarde affirmait que l'institution monétaire ferait tout ce qui est "nécessaire" pour que "l'inflation soit sous contrôle", alors qu'elle gravite actuellement autour de la cible des 2%.

Une autre composante de l'indicateur ZEW, l'évaluation de la situation conjoncturelle en Allemagne, s'est légèrement améliorée, passant de -65,9 à -62,9 points.

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